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APPEL À COMMUNICATION DES RENCONTRES INTERNATIONALES EN HUMANITÉS NUMÉRIQUES

"Les littératies numériques : lire, écrire, interpréter au XXIe siècle"

Co-organisé avec l'Université de Montpellier Paul-Valéry, le projet Nexus et l'Unité de Recherche LHUMAIN. 

 

Dates des communications : 7 et 8 juillet 2026

Lieu : Université de Montpellier Paul-Valéry - Campus Route de Mende (Montpellier 34)

Langues : Français, Anglais

État des lieux et enjeux théoriques

« Le prof n’a même pas lu ma copie, [notée] avec ChatGPT » … Circulant dans la presse états-unienne (Hill, 2025), puis sur les réseaux sociaux, cette citation dit à la fois l’aporie et l’acuité critiques induites par les développements sociotechniques de la textualité contemporaine. Le vertige qu’inspire ce retournement de la pédagogie du lire/écrire – en atteste le désarroi d’un grand nombre de pédagogues face à la pervasivité des IA – montre à quel point auctorialité et expérience de pensée sont simultanément en cours de déplacement. Aussi, à l’heure où la généralisation du digital est venue transformer nos modes de production, d’échange et de transmission du savoir, la littératie numérique apparaît non plus seulement comme une compétence, mais comme un véritable champ de recherche critique au sein des humanités numériques. C’est que, sous leur signification foncière ou métaphorique, l’écriture, la lecture et… l’interprétation ne se réduisent plus à leurs aspects fonctionnels ou utilitaires : elles révèlent des enjeux profonds en termes de pouvoir, d’esthétique, de temporalité et de subjectivation. Certes, dans leurs études pionnières sur l’évolution des formes d’écriture, des linguistes, des philosophes et des anthropologues comme Cohen (1963), Février (1948[1995]), Gelb (1952[1973]), Derrida (1967 ; 1968), Goody (1977[1979]), Ong (1982), Lafont (1984), Coulmas (1989), Christin (1999) ou Herrenschmidt (2007), ont permis de jeter les bases d’une réflexion applicable aux mutations actuelles. Il ne manque pas, depuis, de fondements critiques à la réflexion sur les littératies – pluriel revendiqué notamment au sein des News Literacy Studies (Barton & Hamilton, 2010 : 45) et de l’éducation aux médias : ainsi, nourrie à la fois de grammatologie (Derrida, 1967) et des approches transmédiatiques de la lecture (Jenkins, 2006), Hayles (2002, 2008) propose d’appréhender le texte numérique comme système techno-symbolique (dont la matérialité réside dans le code, les interfaces et autres protocoles), qui suppose de savoir naviguer, interagir, interpréter des structures dynamiques et comprendre les médiations techniques. Lecture en ligne approchée comme translittératie (Liu, 2012) ou intermédialités saisies dans le cadre d’une herméneutique des supports (Mechoulan, 2014) induisent une transition de la lecture approfondie à une attention hypermodale. Son sujet humain coévolue avec la machine dans le cadre d’une cognition partagée avec elle (Hayles, 1999 ; 2017). Cette coopération suscite les compétences comme les risques d’une littératie distribuée qui nous met au défi d’une nouvelle écologie de la lecture. Pourtant, au-delà de conceptions foisonnantes, riches et tournées vers la technogenèse de l’écrilecture, de ses rapports à l’oralité ou à la technique, comment documenter et rendre compte de ce nouveau seuil qualitatif de l’aventure de la grammatisation (Auroux, 1994) ?

Ces littératies nouvelles incluent interactions sur les RSN ou dispositifs vidéoludiques ; elles convergent dans le passage de la fracture numérique (qui ne cesse de faire ressentir ses effets) à une culture participative de pratiques de lecture-écriture non plus individuelles mais collaboratives et fondées sur le réseautage. Elles ont d’ores et déjà marqué une transition pour nos activités sociales et cognitives : ne mettent-elles pas en effet l’accent sur un ensemble d’aptitudes liées à la résolution de problèmes (cas du jeu comme des soubassements des IA génératives, mais non de l’existence ordinaire), à des modes de conversion généralisée, supportés par l’algorithmisation et le numérique (Douhei, 2008) ou au fonctionnement multitâche ?

L’extension du domaine des littératies et ses incidences sur nos pratiques rend aussi urgent que nécessaire de proposer une nouvelle synthèse des apports et réflexions croisés au terme du premier quart du XXIe s. Il a paru souhaitable de la penser, pour permettre un pas de côté transdisciplinaire et favoriser l’émergence d’approches renouvelées au large des réflexions de spécialités, sans se priver de la richesse fouillée de ces dernières. Dans ce contexte, la notion de littératies numériques, loin d’être restreinte à la maîtrise des outils, engage une redéfinition des rapports entre l’humain·e et la machine, le texte et le sens. Ces Rencontres ambitionnent précisément de rassembler des contributions théoriques et empiriques qui interrogent déploiements et reconfigurations de la lecture, de l’écriture et de l’interprétation, à travers une multitude de supports et d’enjeux contemporains. Les humanités numériques nous invitent à repenser ces pratiques historiques à la lumière d’un tournant sociotechnologique radical : la digitalisation généralisée ne se contente pas d’accélérer des processus préexistants, elle paraît bien les transformer substantiellement.

I. Du calame au « vocal » : technogenèse des supports d’écriture et d’expression

Le passage des instruments emblématiques de l’écriture manuscrite aux interfaces vocales actuelles illustre la continuité et la rupture dans l’histoire des pratiques scripturales. Leroi-Gourhan (1964 : 263), interprétant en récits certains graphes d’incisions ou de peintures préhistoriques, en fait des aide-mémoires abstraits (Lafont, 1984 : 38) ; et l’anthropologue d’insister déjà sur la coévolution de l’outil, des gestes techniques et de la pensée. Étendue par Simondon à l’interrelation des machines et des subjectivités humaines, la même thèse trouve une résonance nouvelle à l’examen de l’interface vocale : à rebours de la partition oralité/scripturalité (Ong, 2013[1982] : 114), elle réintroduit la dimension orale dans un contexte numérique où la parole, à la fois naturelle et médiatisée (Decourt & Mayer, 2009), se mue en données interprétables (Londéi & Santone, 2021 ; Fauré, 2021) par des intelligences artificielles (Perea, 2022 ; Grinbaum, 2023). Ce tournant épouse le développement des interactions humain·es-machines (IHM), au point d’en appeler aux bonnes pratiques (à l’inclusion de leur formation) d’une AI literacy (Long & Magerko, 2020). Comment, dès lors, saisir la transformation des supports d’écriture historiques en interfaces interactives et qu’implique la réinvention d’une parole non organique dans un environnement technologique ultra-connecté ? Et que dire de la banalisation des pratiques scripturales incorporées aux cultures digitales : ainsi, montage audionumérique et délinéarisation, d’essence spatiale, ne participent-ils pas déjà de la dé/re-construction temporelle et séquentielle des discours ? Dans ses travaux sur l’écriture et l’énonciation éditoriale et à la suite de Georges Perec, Souchier (2012), a, quant à lui, mis au jour les processus d’infra ordinarisation des savoirs et de l’expérience culturelle : langage et écriture s’effacent sous la lecture… Dans cette perspective, le retour aux formes codifiées et standardisées – dont celles du codex de la modernité – peut être envisagé comme un point de repère symbolique dans l’histoire de la transmission. De leur côté, enfin, hypertexte, technodiscours (Paveau, 2017 : 11), et autres systèmes d’encodage complexes, depuis leur affichage (ou leur masquage) sur un média multisémiotique – l’écran – (Souchier & Jeanneret, 2002), invitent à repenser la matérialité de l’écriture, quand celle de l’informatique croise et supporte l’« immatérialité informationnelle » (Hayles, 1999 : 193). Se rejoue-t-il vraiment (sinon à quel degré métaphorique ?) à travers le machinique (des objets techniques qui « lisent » des programmes en langage machine, écrits pour des non-humain·es) la perte de contrôle déjà annoncée dans le Phèdre de Platon ? Et que retirer de cette délégation de mémoire saisie hors de l’humain, puis, successivement, du langage (Derrida, 1967), de la trace (Christin, 1999), voire de la cognition neuronale (internalisée), dès lors qu’elle est distribuée comme « engrammation technorelationnelle » selon le paradigme stieglerien ? Quant à l’articulation politique public-privé du digital, n’est-elle qu’un réagencement de « l’écriture comme interface » (Fauré, 2014 : 160-161) et, le cas échéant, au prix de quelles incidences, notamment organologiques (Stiegler, 2014 : 16, 22) ? « Éternel retour », « long cours » ou « émergence » de divers dispositifs d’encodage : les formats anciens et modernes s’inscrivent dans une cour dialectique où chaque système offre à la fois une rupture et une continuité par rapport à ses prédécesseurs. Ce dialogue entre passé et présent offre un terrain fertile pour des contributions qui se voudraient à la fois critiques et historico-techniques, mettant en lumière les conditions matérielles et symboliques de la (co)production, de la transmission et de la redistribution du savoir.

II. Reste-t-il de la « pensée sauvage » dans nos prompts ? Entre domestication algorithmique et créativité

L’émergence des intelligences artificielles d’assistance ou de substitution, aptes à générer (et non à « créer ») des contenus via des prompts de préconfiguration, soulève des questions fondamentales sur l’autonomie de la pensée et la capacité d’innovation. Stiegler a régulièrement insisté sur le risque de désaffectation de la pensée humaine dans une logique de délégation technologique, où l’acte de penser devient progressivement externalisé vers des dispositifs automatisés. Cette problématique est renforcée par les travaux postdualistes de Haraway (2007), dont les visions cyborg attestent d’un cheminement hybride entre l’humain et la machine, tout en mettant en garde contre une uniformisation de la pensée. À ce questionnement s’ajoute celui de la « pensée sauvage », une notion empruntée à l’anthropologie par Ginzburg dans l’analyse des marges de la pensée historique et que l’ère numérique induit de revisiter. Dès lors, comment penser le mouvement de la naturalisation de nos machines parlantes, qui croise celui de la technologisation de notre propre activité, communicationnelle ou non (Perea, 2020 ; 2022 ; Grinbaum, 2023) ? En effet, dans la mesure où nos IA domestiquent nos comportements cognitifs, il apparaît crucial d’examiner si et comment subsiste une créativité résiduelle, voire une forme d’insoumission intellectuelle. Le renversement opère aussi sur le caractère volatil des canaux : l’oral se conserve quand l’écrit est voué à l’éphémère, à la façon des inscriptions ordinaires antiques sur l’argile crue. De même, le renouvellement de l’herméneutique se trouve-t-il au centre de l’expérience de pensée critique : si l’on fait, avec Ginszburg (1989 : 233-255) de la capacité à observer des chasseurs-cueilleurs les prémisses de l’invention de l’écriture, mais aussi de l’ensemble des processus de grammatisation (Auroux, 1994), alors, de ce « paradigme indiciaire », on peut faire découler les cadres interprétatifs des sciences humaines. Voici ces dernières sommées de résoudre la double opposition entre quantitatif et qualitatif et entre objectivable (mathesis) et sensible (esthesis), telle qu’elle se rejoue au sein des humanités numériques : la démarche, inaugurée par Moretti (2008[2005]) en domaine littéraire, se déploie plus généralement au sein de l’herméneutique digitale (Romele, 2020 ; Levin, 2023). Ce lieu est aussi, pleinement, celui des nouvelles littératures numériques (que bien des théoricien·nes des nouvelles littératies investissent aussi comme aut·eur·rices) dont les nouvelles figures rhétoriques (Saemmer, 2015) et les gestes d’écriture peuvent s’enseigner et se didactiser (Petit & Bouchardon, 2017). Il en va de même de la traduction-interprétation qui, face à la puissance et la pervasivité des grands modèles de langage (les LLM entraînés pour les agents conversationnels) nécessite de nouveaux apprentissages, vers une littératie de la traduction automatique (O’Brien & Ehresberger-Dow, 2020 ; Holt & Look, 2025). A contrario, face aux machines à traduire, que reste-t-il à la singularité de la « voix » auctoriale ou du caractère sensible, incarné, relatif (et non probable) de toute traduction (Steiner, 1998[1975] : 88 sq. ; Eco, 2006 ; Santone, 2024) ? Plus largement, et au-delà des tendances hallucinatoires ou confabulatoires de nos IA, qui malmènent les régimes de vérité, l’auctorialité, déjà déplacée par le structuralisme (Barthes, 1984[1968], Foucault, 1994[1969]) en tant qu’instance interdiscursive vers une fonction combinatoire du langage (Poibeau, 2025 : 65-66), tend à s’amuïr dans la génération automatique de texte, au détriment de ses ressources créatives, ou la remet radicalement en perspective (Guilet, 2023), allant jusqu’à nous faire « redécouvrir des pratiques anciennes de coécriture » (Gefen, 2023 : 8) ou d’en déciller notre regard ethnocentré. Au-delà du domaine artistique et littéraire, ce mouvement généralisé du recours à une écriture de délégation et d’externalisation de toute pensée originale, se stabilise-t-il en un inéluctable allant-de-soi ? Va-t-il s’exposer à des contre-tendances désaliénantes, visant plutôt à une résonance pharmacologique de nos subjectivités avec le monde approché métaphoriquement en termes de lisibilité (Rosa, 2018 : 649-656) ? Là encore, la substitution ne déresponsabilise-t-elle pas, quand l’assistance allège l’injonction de compétence ? On sait que sélectionner un mode d’écriture revient à l’assigner à une axiologie culturelle et idéologique comme ont pu le mettre au jour les travaux ethnographiques sur les pratiques langagières et scripturales (Heath, 1983). Que faire aussi des fractures, induites par les réifications et les essentialisations – non seulement numériques mais aussi traditionnelles – des pratiques scripturales : celles-ci sont-elles neutres, purement « techniques » ou, au contraire, nécessairement enchâssées au sein de rapports de pouvoir, de cultures ou d’institutions (Street, 1984 ; 2001) ? Cet enjeu croise fondamentalement celui du devenir patrimonial des littératures, comme des oralitures. Les contributions théoriques ou analytiques attendues sous cet axe, pourront ainsi, au prisme de ces multiples facettes, s’attacher à analyser la tension entre l’algorithmique normatrice et la capacité d’innover spontanément, dans des cadres ordinaires, scientifiques ou artistiques.

III. Datalphabétisation : une compétence nouvelle en humanités numériques ?

Internet, technique de l’espace selon Beaude (2012), occasionne des lieux d’interactions de tous ordres (Le Deuff, 2019 : 55 sq.) et notamment celles de l’image, du texte et du son. La recombinaison multimodale de la spatialité de la page (et son ordre linéaire-séquentiel) sur nos écrans n’est pas seulement à la source de la délinéarisation de la lecture dans nos hyperdocuments mais a suscité aussi de nouvelles façons de produire du sens dans l’environnement numérique (Kress, 2003 ; Serres, 2012). Au cœur de ce dernier, qui est à la fois multilingue, multimodal et interconnecté, l’agilité rendue nécessaire pour passer d’un code à l’autre suscite un éventail de compétences nouvelles. Celles-ci viennent épouser les littératies plurielles (Dagenais, 2017) et sont requises pour naviguer de façon critique et créative dans une nouvelle spatialité tissée d’encodages multiples : linguistiques, culturels ou médiatiques. La pervasivité numérique ne se limite pas à la transformation des supports écrits traditionnels, elle affecte également la manière dont nous organisons, visualisons et interprétons l’information. Dans ce cadre, l’hyperdocument apparaît comme une ressource qui, par son caractère non linéaire, remet en cause les principes traditionnels de lecture séquentielle. Hayles rappelle ainsi que, si une certaine désincarnation des modes de pensée peut être suscitée par l’hypertextualité et ses fragmentations, de nouveaux enjeux cognitifs ne se font pas moins jour. La visualisation des données incite elle-même à une double approche : d’une part, l’analyse critique des outils de visualisation, d’autre part, l’examen de leurs implications sur la compréhension et la diffusion du savoir en dialogue constant avec des théories contemporaines – on pense aux travaux d’Eco ou, plus récemment de Citton – qui interrogent la structure et l’esthétique de la communication. La datavisualisation s’inscrit du reste dans une problématique de « datalphabétisation » (data literacy) (Bachimont, 2016 ; Verdi & Le Deuff, 2020), qui implique un savoir-faire interprétatif pour la maîtrise des données. La capacité à transformer des chiffres en images parlantes – compétence à la fois technique et interprétative – renvoie certes à la question classique de leur « lecture », dans un environnement où le texte se conjugue à la donnée. Mais dans un monde saturé par l’information numérique, la datalphabétisation apparaît surtout comme une compétence clé pour déchiffrer et interpréter les flux de données qui affluent à toute vitesse, non seulement dans nos environnements médiatiques, citoyens ou scientifiques (Boyd & Crawford, 2012). Au-delà d’une simple traduction icono-plastique, la dataviz, comme instrument d’éditorialisation, forme le nouvel enjeu d’une gouvernementalité algorithmique aveugle (« athéorique ») (Cardon, 2015). Ne contribue-t-il pas, à ce titre, à reconfigurer les modes d’énonciation et d’autorité (Vitali-Rosati, 2018 : 97-99) ? On soulignera l’importance de développer une sensibilité à la structure et aux biais inhérents à la représentation graphique des informations, bien connue des spécialistes de la sémiologie visuelle depuis Bertin (Delaforge et alii, 2023). La critique de Latour (1986) à l’égard des représentations coupées de leurs dispositifs d’inscription, l’incitait déjà à rechercher des formes visuelles faisant apparaître ensemble les enjeux politiques et empiriques. Or, précisément, le défi éducatif consiste à rendre accessible et intelligible la complexité des données dans un contexte où l’information se veut transparente mais demeure souvent opacifiée par des logiques techniques. Il est directement posé, par exemple sous l’angle d’une rhétorique de l’intelligibilité (Bachimont, 2020), aux humanités numériques (Drucker, 2011). Rodighiero et Romele (2020) décèlent un « acte herméneutique » sous le nouveau bouclage qui se fait jour, où visualiser pour comprendre repose sur la médiation technologique de cette visualisation même. En mobilisant ces diverses perspectives théoriques, on se proposera d’explorer les méthodes et pratiques de datalphabétisation ainsi mises en critique : cela passe par le fait d’interroger la manière dont la visualisation des données peut transformer la réception de l’information, comme les processus de création et d’interprétation dans une société digitale elle-même en mutation.

(Re)penser la littératie numérique au XXIe siècle

Face aux transformations radicales induites par le numérique, l’acte de lire, d’écrire et d’interpréter se trouve confronté à des défis nouveaux qui dépassent la simple maîtrise technique et problématisent les engagements d’apprentissage et de production des savoirs. Ces pratiques se chargent désormais de significations multiples, où l’outil technologique interroge et redéfinit la construction du savoir et la subjectivation. En mobilisant un éventail large et ouvert d’approches théoriques, ce congrès se veut un lieu privilégié de dialogue et de réflexion interdisciplinaire. Il invite à dépasser les approches réductrices pour adopter une lecture critique des littératies numériques, ancrée dans une compréhension historique et technique précise.

Les propositions de communication attendues devront apporter des contributions novatrices sur les thèmes et perspectives évoquées ci-dessus, en articulant des analyses argumentées quant aux pratiques d’écriture, de lecture et d’interprétation à l’ère numérique. Nous invitons ainsi chercheuses, chercheurs, praticiens et professionnels du champ des humanités numériques à soumettre des communications qui s’inscrivent dans cette quête de sens, de rigueur scientifique et de créativité intellectuelle.

 

Media & nouvelles littératies : Au sein de nos rencontres, une place singulière sera assignée à cette thématique spécifique, dans le cadre d’un colloque spécialisé, porté par le Réseau franco-italien sur les médias (dir. L. Santone ; L. Reggiani & P. Vergely). L’appel à contribution y afférant se trouve ICI. 

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Modalités de participation

Ce texte d’appel à communications se veut une invitation à dépasser les frontières traditionnelles des différentes démarches disciplinaires et à réinventer les modes d’interprétation dans un monde numérique. Nous attendons avec grand intérêt des contributions qui sauront faire dialoguer disciplines, passé et présent, tradition et innovation et qui participeront à la construction d’un savoir plus riche et adapté aux défis contemporains. Elles pourront être disciplinaires, interdisciplinaires ou pluridisciplinaires ; elles pourront s’inspirer des présentations du webinaire ALT (et/ ou entrer en dialogue avec elles) accessibles sur la plateforme des Rencontres internationales en littératies numériques (RILN). Elles pourront être soumises sous forme de communication, panel ou session interactive et seront évaluées sur la base de leur originalité, leur pertinence méthodologique et la rigueur de l’argumentation théorique.

Chaque proposition comportera un titre (et sous-titre), un résumé de 4000 signes (espaces compris) au maximum, 5 à 7 mots clés, les informations personnelles et l’affiliation de chaque auteur. Elle devra présenter la problématique, les hypothèses et la méthodologie de recherche ainsi que les indications bibliographiques. La communication pourra être présentée en français ou en anglais. Si elle est délivrée en anglais, elle devra impérativement être accompagnée d’un support visuel en français (diaporama ou hand out) exposant les points essentiels. De même, les présentations données en français seront assorties d’un support en anglais.

Les soumissions sont à déposer ici : Espace de dépôt

Merci de bien vouloir choisir « Communication pour les Rencontres » pour le type de soumission lors de votre dépôt.

La date limite de soumission est fixée au 20 mars 2026.

Les résultats de la double évaluation seront renvoyés aux auteurs le 20 avril 2026

 

Références bibliographiques

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